Comme le Colibri, apportons chacun notre petite goutte d'eau à la préservation de la Nature !   

Programme des activités
 
Activités
Rubriques

Déplier Fermer Divers

Déplier Fermer Protection

Déplier Fermer Sortie

Déplier Fermer Communication

Déplier Fermer Documents

Déplier Fermer Réunions

Déplier Fermer Animations

Déplier Fermer Conférences

Derniers billets
Archives
01-2023 Février 2023
L M M J V S D
    01 02 03 04 05
06 07 08 09 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28          
 ↑  
Tous les billets

Causerie   « Découvrir le monde organisé des abeilles » vendredi 2 décembre 2022

animé par le Rucher Ecole du Pilat Janick Mansanet., Nathalie Dehainaut, Roger Roux, Jean-Pierre Geourjon et Gisèle Pesaresi

Nous étions 26 pour entendre parler de la vie passionnante d’Apis mellifera mellifera Linné 1758. Cette abeille appelée aussi abeille noire est une sous-espèce de l’abeille domestique. Il existe plusieurs sous-espèces avec chacune des qualités et des défauts spécifiques. L’abeille noire est en déclin et un des buts de l’association est de la conserver en évitant les hybridations.

Nous avons pu découvrir que le corps de la ruche est l’habitation des abeilles avec les cadres sur lesquels sont construites les alvéoles en cire. C’est le lieu où la reine pond au centre et où est élevé et nourri le couvain. Ce dernier est entouré de loges où sont stockés le pollen et le miel. Ces provisions sont réservées aux abeilles d’abord pour nourrir les larves et ensuite pour passer l’hiver. En période d’activité la ruche contient environ 40 à 50 000 abeilles.

Au dessus du corps de la ruche sont placées les hausses qui permettront de récolter le miel plus ou moins abondant suivant la météo, et qui sera ensuite mis en pots.

Nous avons vu que la vie d’une abeille se passe d’abord dans la ruche avec les fonctions de nettoyeuse, nourrice, fabrication des alvéoles, réception du nectar, stockage, puis défense de l’entrée, ventilation si nécessaire et enfin butineuse jusqu’à la fin de sa vie pour récolter nectar, pollen et propolis, gomme végétale servant de mastic et d’antiseptique.

La reine, nourrie de gelée royale, fécondée en vol par de nombreux mâles, passera sa vie (2 à 3 ans en général) à pondre sans jamais ressortir de la ruche.

Malheureusement de multiples dangers mettent en péril la bonne santé de la ruche. Les traitements des cultures bien sûr mais aussi un acarien parasite, le varroa qui se fixe sur le corps des abeilles, affaiblissant les individus et même toute la ruche.

Un autre danger de plus en plus présent est le frelon asiatique qui peut capturer plusieurs dizaines d’abeilles chaque jour, devant la ruche, ce qui en plus perturbe et stresse les ouvrières. La mise en place de pièges à frelons semble être le seul moyen de lutte contre cette espèce invasive.

Nous avons vu, pour finir, la récolte. Les cadres, sortis des hausses, sont désoperculés, centrifugés, et le miel est enfin mis en pots.

Il n’y a plus qu’à déguster.

Pour terminer la soirée, l’habituel verre de l’amitié (jus de pomme bio) est offert avant de se quitter.

Le rucher est basé à Bessey et cette association a pour but d’apporter à toute personne désirant mieux connaître les abeilles ou installer des ruches, les connaissances théoriques et pratiques.

Les cours se passent en trois phases : informations, pratique en petits groupes et debriefing.

Contact :

Rucher Ecole du Pilat, 4 place des Croix 42410 Pélussin

rucherecoledupilat@gmail.com

Publié le 20/12/2022 ~ 17:41  Haut

ANIMATION le samedi 19 novembre 2022 : « Atelier de Fabrication des mangeoires à oiseaux » animé par Denis CHORON et encadré par Vanessa et Alexandra.

Par une journée de novembre particulièrement douce, nous étions 10 autour de Denis Choron, notre « chef d’atelier », pour fabriquer ensemble des mangeoires pour les oiseaux de jardin.

C’est avec plaisir que nous avons retrouvé pour ce rendez-vous annuel des fidèles de l’association et  accueilli de tous nouveaux participants dont, à notre grande joie, deux enfants de 6 et 9 ans.

Tous sont arrivés outillés et, pour la majorité d’entre eux, avec une bonne expérience dans le bricolage.

Nous avons également pu bénéficier de bois, d’outils et, surtout, d’un établi, prêtés par le collectif informel … de Saint Julien-Molin-Molette. Un grand merci à eux !

Le reste du bois utilisé provient de bois récupéré gracieusement et de Denis qui nous a fourni des dosses pour faire de beaux toits à nos mangeoires.

C’est donc très bien équipés et pleins d’entrain que nous avons débuté l’atelier.

Nous avions proposé 2 modèles de mangeoire au toit arrondi, et chacun a pu faire son choix puis se lancer dans le traçage, la découpe et enfin l’assemblage. L’ambiance de la séance, où a régné une très belle entraide,  a été sereine et chaleureuse. Un moment bien sympathique.

6 mangeoires ont été construites et toutes ont été achetées : 5 par leur fabricant et la sixième à une amie du Colibri.

Nous avons fini cet après-midi de menuiserie par un goûter bienvenu arrosé de jus de pomme local et puis par un bon coup de balai !

 

mangeoire1.jpg             mangeoire2.jpg

Publié le 28/11/2022 ~ 15:07  Haut

SORTIE le samedi 15 octobre 2022 : « Observation de la migration des oiseaux au col de la Barbanche » en compagnie de Morgan BOCH.

8h du matin, col de la Barbanche.
Morgan Boch, ornithologue de coeur, arboriculteur de profession, nous a fait cette belle invitation : venir observer une étape de la migration des oiseaux.

Morgan est des plus enthousiastes et toutes les conditions sont réunies pour une observation réussie : un beau col dégagé, un soleil doux pour faire miroiter les ailes des oiseaux, un léger vent du sud pour les ralentir et les amener à voler près du sol.
Et en effet, ce sont des oiseaux par dizaines, par centaines qui passent autour de nous. Si proches, si nombreux…
Des éclats vifs, des courbes tracées dans le ciel, des nuées mouvantes : Morgan, d’un oeil sûr, annonce : « 20 pinsons des arbres, 1 lulu , 1 grosbec » à son collègue, autre passionné, qui note ces précieuses données pour les entrer ensuite sur les sites de recensement, et qui ajoute « Et 2 bergeronnettes au sol ». L’oeil partout, le regard pointu, l’ouïe aux aguets. Morgan nous apprend quelques clés d’identification. On cherche les éclats de couleur, on observe le clignotement des ailes aux rayons du soleil, et on écoute les modulations des chants.
Bien équipés de jumelles et de lunettes performantes pour certains, beaucoup moins bien pour d’autres, nous avons compté plus d’un millier d’oiseaux ce matin-là. Pas de rapaces et pas d’oiseaux d’eau étonnamment, mais des pinsons du nord et des pinsons des arbres en grand nombre, des alouettes, des chardonnerets, des bergeronnettes, des pipits, des serins cini … Auxquels il faut rajouter quelques papillons (vulcains et piérides) qui sont venus grossir la liste des comptés.

Nous étions 9 participants pour commencer ( avec un covoiturage organisé au départ de la Maison des Associations de Maclas) puis 12 quand nous avons été rejoints par des proches de Morgan. Des novices, des déjà initiés, des expérimentés, tous amis des oiseaux : de quoi nourrir de beaux échanges. Un moment remarquable côté ornithologie et franchement sympathique, côté humain.

                                                      Migration1.jpg

Publié le 28/11/2022 ~ 14:53  Haut

ANIMATION le 7 mai 2022 : Sortie cueillette et cuisine « spéciale Orties » par Alexandra ORDRONEAU.

Par une belle journée ensoleillée, nous nous sommes retrouvé(e)s aux abords du Taillis Vert sur la commune de Saint-Julien-Molin-Molette, d'abord au jardin pour une cueillette fructueuse d'orties, puis à l’espace co dont nous avons pu profiter pour cuisiner. Au menu : infusion d'orties, soupe et flan aux orties, après que nous ayons fait une description de la plante et de ses vertus. Il s'agissait aussi d'en profiter pour faire un repas partagé léger.

5 participants dont l'animatrice, cela n'avait pas attiré foule, mais cela s’est déroulé dans la bonne humeur. A refaire.

Orties_2022_07_12.jpg

Publié le 11/03/2022 ~ 12:25  Haut

CAUSERIE le vendredi 4 mars 2022 : « Les oiseaux du Pilat: bilan des comptages et observations » par Lydie Dubois.

Lydie Dubois, membre de la LPO depuis plus de 35 ans, a mis en place depuis  2012 un suivi naturaliste des  populations d’oiseaux du Pilat.Ce soir, devant 43 personnes, Lydie est venue nous parler de son travail bénévole sur le terrain et des résultats de ses observations ornithologiques.

Une présentation rapide de la LPO, France et Loire, nous apprend que cette association anime plusieurs réseaux de suivi (Cigogne Blanche, Hiboux Grands-Ducs …) grâce au travail d’observation de ses adhérents. Reconnue d’utilité publique, elle n’a cependant que 60 000 adhérents, alors que son homologue britannique, la RSPB, en compte plus de 2 millions.

Une paire de jumelles, un carnet et un crayon, un bon guide ornitho et parfois un smartphone, voilà l’équipement du parfait  bénévole de la LPO. Les observations faites sont  rentrées sur le site faune-France.org, regroupant ainsi une quantité formidable d’informations sur les populations d’oiseaux en France.

C’est de sa propre initiative que Lydie Dubois a commencé son travail de terrain dans le Pilat. Tout a commencé à Chavanay autour d’une belle colonie d’hirondelles de fenêtre menacée par des travaux de rénovation.  Lydie a alors obtenu que soient installés 35 nichoirs (deux pour chaque nid détruit) sur 5 immeubles voisins et ce fut un succès : la colonie s’est parfaitement adaptée et a prospéré, maçonnant en plus des nids naturels et cohabitant, parfois difficilement, avec une petite colonie de moineaux domestiques. Avec 87 couples en 2021, c’est la plus grosse colonie de la Loire !

Le bourg de Maclas peut lui aussi se réjouir d’abriter 45 couples de ces oiseaux alors que l’on en compte que 150 dans l’agglomération lyonnaise.

Ces exemples positifs ne doivent pas nous faire oublier la réalité : la chute des populations d’hirondelles de fenêtre de 39% en 30 ans en France.

Pour les moineaux friquets, c’est une baisse de 80% en 10 ans.

Maclas comportait une colonie de 6 couples sur la maison des Associations en 2012. Après des travaux de rénovation en 2017 puis la construction d’un auvent en 2021, 9 nichoirs ont été construits par Marc Bisson puis installés en partenariat avec le CPN Le Colibri. Seuls deux couples nicheurs sont restés. Nous verrons cette année si les nouveaux nids seront adoptés

Martinets noirs, martinets à ventre blanc, busards cendrés, grands-ducs, circaètes Jean-le-Blanc, guêpiers d’Europe, hirondelles de rocher, choucas des tours…  voici quelques-unes des espèces que compte Lydie et que nous trouvons sur notre territoire, de Pélussin à St Julien-Molin-Molette, de St Maurice-l’Exil à Roisey …

Les résultats des comptages annuels  montrent une baisse générale de l’ensemble des populations d’oiseaux du Parc avec  en plus de la nette diminution des effectifs (l’hirondelle rustique par exemple), des nichées moins nombreuses (notamment chez les grands-ducs dont les nichées, habituellement de 3-4 poussins, sont réduites à 1 ou 2), et encore l’échec de l’élevage des petits  jusqu’à l’envol (0 jeune à l’envol pour les circaètes jean-le-blanc en 2021).

Le cas du milan royal est affligeant : 40 oiseaux sont morts cet hiver (surtout en Haute Loire) d’empoisonnement par la bromadiolone. Pour les protéger, des placettes d’alimentation ont été créés afin de regrouper les oiseaux.

Du côté des rapaces nocturnes, la passion de Lydie, le bilan n’est vraiment pas bon non plus.

Pour la chouette effraie, la situation est catastrophique : l’utilisation de raticide par les arboriculteurs et les particuliers serait une explication.  Les  5 nichoirs posés sont restés vides.

La chouette chevêche est quand-à-elle tout simplement en train de disparaître.

Les grands-ducs sont eux victimes des barbelés, d’électrocution et de collisions avec les voitures.

Mais les comptages révèlent parfois aussi de bonnes surprises :

- à Condrieu, c’est une population de guêpiers d’Europe qui s’épanouit avec 38 couples en 2021 après une chute à 14 couples en 2014.

Après discussion avec un viticulteur voisin, il est apparu que celui-ci avait réduit ses traitements des vignes grâce à la présence des guêpiers, insectivores des plus efficaces.

Deux chantiers nature en collaboration avec l’ile du Beurre ont également été réalisés pour dégager les nids des falaises envahies par du lierre.

- la population de martinets noirs nichant dans l’église de Roisey a plus que doublé depuis 2012.

- curieusement, on observe une hausse du nombre de martinets  à ventre blanc, autrefois appelés martinets alpins : on en trouve en quantité à St Julien-Molin-Molette et Bourg-Argental.

Mais en parallèle, alors qu’il était très commun à Pélussin, aucun n’a été trouvé nicheur en 2021.

Comptages, surveillance des migrations et des envols, pose de nichoirs, nettoyages des trottoirs, dégagement de nids envahis, entretien des nichoirs posés : voici quelques actions menées sur le terrain par des bénévoles du Colibri et ou de la LPO qui souhaitent se rendre utiles pour la biodiversité.

Il faut y ajouter le comptage d’autres espèces animales (castor et  tarente de Mauritanie) et surtout la tenue d’une permanence d’information et de sensibilisation sur la Via Rhôna  un mercredi après-midi sur deux, en partenariat avec l’Ile du Beurre et la LPO Rhône.

Pour toutes ces tâches, Lydie est entourée d’autres passionnés de nature toujours prêt quelques soient l’heure et la météo !

Un maitre mot les guide et les motive: l’écocitoyenneté.  Une belle leçon de vie.

Chouette_Lydie_D.jpg

Publié le 11/03/2022 ~ 12:12  Haut