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Le Saumon d'Allier 04/16  -  par Jacqueline

Vendredi 1 avril 2016 à Maclas  Le saumon d'Allier

Le cycle du saumon de l'Allier

par Louis SAUVADET

Président de l'Association de protection du saumon de l'Allier

Votre QUIZZ

Vendredi 1er avril 2016, une vingtaine de personnes ont participé à la causerie de Louis SAUVADET, Président de l'Association de protection du saumon de l'Allier.

Il nous a fait partager sa passion pour la défense de ce poisson bio-indicateur de l'environnement des rivières et du milieu marin, mais aussi très sensible au changement climatique.

Il a tout d'abord dressé un tableau de la présence du saumon dans le monde, et particulièrement du saumon de l'Atlantique.

Jusqu'au début du 20ème siècle, le saumon était présent dans toutes les rivières qui se jettent dans l'Atlantique, le saumon ayant besoin d'eau pure pour vivre et se reproduire. Actuellement seuls 10% de l'ensemble de ces rivières accueillent encore des saumons.

Aucune rivière française n'étant saine, le saumon est extrêmement vulnérable dans notre pays.

Louis SAUVADET a ensuite présenté le cycle très exceptionnel du saumon de « Loire-Allier », en détaillant chacune des 5 phases :

  • sa naissance en eau douce, dans le bassin amont des rivières.
  • sa descente des rivières vers la mer : « la dévalaison », qui dure de 3 semaines à 1 mois.
  • sa vie dans l'océan qui peut durer de 1 à 3 ans. Pendant cette période il grossit en moyenne de 3kg par an
  • son retour en rivière pour se reproduire : c'est la « montaison ». 95% des saumons de l'Allier reviennent dans la rivière où ils sont nés 
  • la reproduction : il recherche le meilleur lieu pour frayer donc pas forcément là où il est né et parfois dans des petits ruisseaux. A titre indicatif, la femelle pond 10 000 œufs pendant 3 à 4 semaines. Après les différents stades qui suivent la ponte il ne reste que de 2 à 4 saumons.

On imagine facilement que la vie d'un saumon est en soi semé « d'embûches », mais en plus l'homme, surtout à partir du milieu du 19ème siècle, est intervenu pour compliquer grandement cet équilibre déjà si fragile :

  • par la construction de barrages ( M. SAUVADET évoque plus particulièrement la construction illégale,en 1942, du barrage de Poutès, sur l'Allier. Cette construction a été catastrophique pour les frayères à saumons, actuellement des travaux sont en cours pour abaisser la hauteur de ce barrage et installer des échelles à poissons).
  • l'installation de micro-centrales
  • la création de plans d'eau de loisirs
  • le développement d'une agriculture intensive et polluante
  • l'installation de centrales nucléaires
  • la pollution urbaine et industrielle
  • la création d'immenses fermes aquacoles dans les années 1970, qui polluent l'éco-système marin et menacent les saumons sauvages
  • la pêche illégale......

Les prédateurs tels que les cormorans, les silures ajoutent encore des handicaps supplémentaires.

.

Louis SAUVADET, grâce son association, créée en 1946, au moment où les barrages se créaient et où l'exploitation professionnelle du saumon démarrait, lutte pour la sauvegarde de ce poisson emblématique.

De nombreuses actions ont pu être conduites, grâce à cette association et à d'autres partenaires (WWF, SOS Loire Vivante, …...) :

  • suppressions et aménagements de barrages
  • arrêt de la pêche au saumon en 1994
  • installation de passes à poissons
  • incubateurs......

Les résultats commencent à être encourageants, puisque la population de saumons dans l'Allier augmentent depuis 1990, période où le saumon était près de disparaître, mais il convient de poursuivre le combat.

Un grand merci à Louis SAUVADET de nous avoir fait partager ses connaissances et de nous avoir sensibilisés sur la nécessité d'agir aussi à notre niveau pour la protection du saumon.

En complément à cette présentation magistrale un petit film ci-dessous glanées sur youtube qui illumine notre causerie.

Publié le 04/04/2016 ~ 05:50  Haut

Samedi 19 mars 2016  Sortie Amphibiens avec Guillaume et Régis.           Votre QUIZZ

Je suis allé à la conférence sur les amphibiens avec papa, c’était long et compliqué mais c’était bien. Et surtout, après nous sommes allés nous promener pendant la nuit autours de plusieurs étangs et mares des environs de Pélussin. Nous portions tous une lampe frontale sur le front pour ne pas écraser d’animaux et pour ne pas tomber dans l’eau.

 J’ai appris plein de choses sur ces animaux. Il y a ceux avec une queue (on dit les urodèles mais rien à voir avec les hirondelles) : les salamandres et les tritons. Et puis il y a ceux qui n’ont pas de queue (on dit les anoures) : les crapauds et les grenouilles.

Autour du grand étang on a vu que des crapauds commun en plus de ceux qui était écrasés sur la route, mais aucun pas commun comme les calamites, les alytes accoucheur ou les sonneurs à ventre jaune ! Dommage !

1903_1_pt.jpg1903_2_pt.jpg

Et puis Thibaut et sa maman nous ont invités dans leur super jardin. On a fait attention à pas énerver ses ânes en allant espionner autour des mares. On a attendu longtemps mais çà valait le coup car on a attrapé un triton palmé et puis à la fin une grenouille rousse est remontée à la surface. Je me demande qui a les photos.

La prochaine fois, j’espère qu’on verra une salamandre. J’en ai jamais vu.

Nicolas

1903_3_m.jpg

Commentaire de Régis:

Bonjour à vous,

Après avoir demandé l'avis d'une des spécialistes internationales des amphibiens, par rapport aux belles photos que vous m'avez envoyées, la grenouille que nous avons croisé dans la mare de Banc (Photo ci-dessus) est bien une Grenouille rousse. Voici le commentaire que j'ai reçu pour préciser un peu :

" Grenouille assez trapue au museau bien court (ce seul critère nous identifie déjà la grenouille ici), pattes assez courtes(aide à différencier de l'agile au pattes plus longues), tempe sombre (pour différencier des vertes), pupille cerclée entièrement de fil d'or et iris uniformément coloré (aide à différencier de l'agile). On dirait un mâle en posture de chant, quand tu doutes, tu peux aussi attendre que les mâles entonne un choeur afin de t'aider à trancher, le ronron des rousses est caractéristique "

Et effectivement le chant nous avait déjà bien mis sur la voie.

Quant à la ponte, aucun critère ne permet de vraiment statuer sur l'espèce. Mais considérant qu'il y avait une rousse à côté et que nous n'avons vu que celle-ci, il semble plus prudent de considérer que c'est bien une ponte de grenouille rousse aussi. Donc pour le moment pas d'agile à Banc...

J'ai vérifié dans mon historique, il y avait aussi des tritons alpestre l'année dernière, au moins un mâle en tout cas. On peut éventuellement répéter l'opération sur le site, la diversité étant quand même assez intéressante. Si des colibris sont motivés...

A bientôt, maintenant je me penche sur les petites bêbêtes des ruisseaux...

Publié le 22/03/2016 ~ 23:05  Haut

Vendredi 4 mars 2016 à Roisey  L'arbre et les forêts tropicales

Francis HALLE, botaniste et biologiste, ancien professeur de botanique de l'université de Montpellier

Francis HALLÉ, botaniste et biologiste, est spécialiste de l’architecture des arbres et de l’écologie des forêts tropicales humides. Ancien Professeur de botanique à l’Université de Montpellier, il est un grand défenseur des forêts primaires. De 1986 à 2003, il a dirigé les missions scientifiques du « Radeau des cimes » sur les canopées des forêts tropicales.

De ses campagnes d’études, il a écrit plusieurs ouvrages sur sa passion dont "La condition tropicale" publié aux éditions Acte Sud en février 2010.

De sa rencontre avec Luc Jacquet est né en 2012 un film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, au confluent de la transmission, de la poésie et de la magie visuelle. "Il était une forêt" offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme - du plus petit au plus grand – connecté à tous les autres, joue un rôle essentiel. Pour la première fois, une forêt tropicale va naître sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants, de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler sous nos yeux.

Invité par le CPN Le Colibri, Francis HALLÉ viendra dans le Pilat partager sa passion et animer une causerie sur les arbres.

RDV à la salle des fêtes de Roisey 42520 à 20H30  (Participation Libre) visualisation du lieu avec un clic sur le lien

 04032016 Photo Francis Halle.jpg

Publié le 05/03/2016 ~ 19:07  Haut

Mercredi 2 mars 2016 Pélussin salle St Jean Projection du film "il était une forêt"

En amont de la conférence de Francis Hallé, projection du film

Il était une forêt

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Publié le 05/03/2016 ~ 19:02  Haut

Vendredi 26 février 2016 L'Agro-écologie et développement durable par Marc Dufumier

C'est devant 220 personnes que Marc Dufumier à présenté sa vision sur L'agro-écologie et le développement durable.

De façon à répondre aux exigences d’économies d’échelle des grandes firmes agro-industrielles, nombreuses ont été les agricultures ayant connu récemment des évolutions non compatibles avec les exigences du développement durable, tant par la dégradation des agro-écosystèmes qu’elles induisent, que par le primat des logiques de concentration foncière et de sous-emploi qui les sous-tendent. Les systèmes de production inspirés des principes de l’agro-écologie peuvent constituer une alternative à ces conceptions agroindustrielles et latifundiaires, tout en permettant de satisfaire les besoins chaque jour plus diversifiés d’une population mondiale croissante.

Ces systèmes inspirés des principes de l’agro-écologie favorisent les circuits courts dans la gestion des flux de carbone, d’azote et de maints éléments minéraux : couverture maximale des sols par la biomasse végétale pour les besoins de la photosynthèse, utilisation des résidus de culture pour l’affouragement des animaux, recours aux déjections animales pour la fabrication du fumier et des composts destinés à la fertilisation des sols, remontée biologique des éléments minéraux issus de la désagrégation des roches mères vers les couches arables, régulation des cycles de reproduction des éventuels insectes ravageurs, maintien d’une grande biodiversité domestique et spontanée, etc.

L’agro-écologie contribue à reconsidérer la notion même de productivité du travail, qui a longtemps été considérée du seul point de vue des intérêts privés et légitimé les visions agroindustrielles et latifundiaires de l’agriculture. Elle va dans le sens d’une plus grande durabilité sociale en fournissant des emplois que les villes ne peuvent plus guère souvent offrir, permettant ainsi une meilleure régulation de l’exode rural. Sur le plan économique enfin, il s’agit d’une agriculture qui s’appuie sur le développement des marchés intérieurs et induit de nombreux effets d’entraînement en amont et en aval

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Publié le 01/03/2016 ~ 10:10  Haut