Toute l'équipe de CPN Le Colibri vous souhaite un Joyeux Noël, de Bonnes Fêtes de fin d'année et bien sûr une excellente année 2018 qui concrétise vos projets, vous apporte satisfactions, et favorise autour de nous les biodiversités naturelles et intellectuelles...   

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Vendredi 8 juillet 2016 à Saint Appolinard  OGM, glyphosate, PCB , agent orange : Monsanto sur le banc des accusés

OGM, glyphosate, PCB , agent orange : Monsanto sur le banc des accusés

Par Arnaud Apotheker, coordinateur du Tribunal International Monsanto

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Suivi de

De nouveaux OGM bientôt dans nos champs et nos assiettes

Par Jean-Luc Juthier, membre de la confédération paysanne

Pour notre dernière causerie de l’année, nous nous sommes retrouvés à près de 80 à la salle des fêtes de saint Appolinard, pour écouter Arnaud Apotheker nous présenter ce qu’est le Tribunal International Monsanto.

Arnaud Apotheker a commencé par rappeler son parcours (chargé de campagne à Greenpeace pendant 20 ans sur les thèmes des pesticides). Après un rappel des politiques publiques vis-à-vis des OGM, il nous a expliqué l’origine de cet évènement.

Ce tribunal est venu de l’idée de citoyens de faire le procès de Monsanto. Ils ont choisis comme marraine, Marie-Monique Robien, réalisatrice notamment du film Le Monde selon Monsanto.  A partir de là, un comité d’organisation s‘est créé, composé de 30 membres de différentes nationalités (avec des personnalités comme Vandana Shiva, Corine Lepage, Olivier De Schutter, Gilles-Eric Seralini, Hans Herren…).

L’idée est de réaliser le procès de cette firme, symbole  du système agro-industriel et des gros groupes internationaux qui restent impunis pour  leurs méfaits sur la santé humaine et l’intégrité de l’environnement. Malgré que le comité d’organisation ne soit pas neutre, ce tribunal citoyen symbolique se veut exemplaire et surtout impartial. Il sera donc composé de  vrais juges et fonctionnera comme un vrai tribunal international. Outre, l’information du plus grand nombre de personnes, cela permettra de faciliter les procès des victimes de multinationales.

Ainsi  le lieu de La Haye a été choisi car c’est le lieu du vrai tribunal international et de la cour pénale internationale. Il aura lieu du 14 au 16 octobre, le 16 étant la journée mondiale de l’alimentation. Les juges (entre 3 et 7), magistrats et avocats seront tous d’anciens professionnels à la retraite avec la meilleure représentativité en termes de nationalité (un juge par continent) et de parité. Le Tribunal prendra appui sur les Principes directeurs relatifs aux entreprises et droits de l’homme adoptés au sein de l’ONU en 2011. Monsanto a été convoqué par écrit et aura droit de se défendre et de donner ses arguments. En cas d’absence, une plaidoirie sera présentée par un avocat. L’avis sera rendu public le 10 décembre 2016, journée mondiale des droits de l’homme.

Par ailleurs, des étudiants préparent le mémo juridique sur lesquels s’appuient les arguments (université de Louvain en Belgique, Université de Yale aux Etats-Unis et l’université de Bordeaux). Afin de renforcer la dimension humaine de ce procès, une vingtaine de témoignages seront présentés comme illustration des faits reprochés.

Le procès permettra de juger des activités de Monsanto au regard du droit à l’alimentation, du droit à la santé (et notamment celle des enfants), de la liberté d’expression et de recherche académique, de la complicité de crime de guerre et du crime d’écocide.

Sur ce dernier point, le crime d’écocide n’est actuellement pas inclus dans le droit international et ce procès pourrait permettre de le faire reconnaitre et ainsi de permettre la poursuite des personnes physiques et morales soupçonnées d’avoir commis ce crime.

Le soutien d’un maximum de personnes et d’organisations civiles renforce la légitimité de ce procès. La mise en place de ce tribunal nécessite une organisation gigantesque, notamment en termes de déplacement des juges et des témoins venant du monde entier. Le comité d’organisation fait un appel au financement par les citoyens et les organisations civiles, car « La défense de la sûreté de la planète et des conditions mêmes de la vie est l’affaire de tous et seul un sursaut collectif des forces vives permettra de stopper la machine de destruction en marche ! ».

Le CPN le Colibri s’est donc engagé à reverser à la Fondation Tribunal International tout l’argent contenu dans le Nicheuro à la fin de la soirée (une fois remboursés les frais d’intervention d’Arnaud Apotheker). Si vous aussi vous souhaitez soutenir cette initiative : http://www.monsanto-tribunalf.org/

La parole a ensuite été donnée à Jean-Luc Juthier, membre de la Confédération Paysanne et ancien membre du HCB (Haut Conseil des Biotechnologies) qui est venu nous alerter sur les nouveaux OGM.

Jean-Luc a commencé par rappeler la définition des OGM : « organismes, à l’exception de l’être humain, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle » (art 2  directive européenne 2001/18). Puis il a souligné que les OGM menacent le droit des paysans à utiliser leurs propres semences et le droit à choisir son alimentation et la souveraineté alimentaire. Ils sont également une atteinte du vivant à se reproduire.

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 Il précise que, contrairement à ce que l’on pense, des « OGM » sont déjà présents en France, dans nos champs et nos assiettes : 50% des tournesols en Rhône Alpes ainsi que du colza, sont issus d’une mutation volontaire et 80% des OGM du monde sont consommés par le bétail, que nous consommons ensuite.

Le premier essai de Monsanto avait été réalisé sur une parcelle en Isère en 1997, il y a bientôt 20 ans. Les premiers OGM étaient alors issus de la transgénèse (implantation d’un gène dans une plante). Ils sont interdits en France depuis 2008.

Puis sont arrivées à la commercialisation des plantes issues de mutagénèse (mutation génétique forcée) en laboratoire ou en plein champs, à partir de rayons ou encore d’herbicides. C’est ces derniers qui ont commencé à être qualifiés d’OGM cachés. Cachés car ils ne sont pas pris en compte par la législation et se retrouvent donc à notre insu dans nos champs et nos assiettes !

Maintenant arrivent les NBT (New Breeding Techniques). Ce terme de « nouvelles techniques de  sélection » permet également de ne pas parler d’OGM. Pourtant les organismes issus de ces techniques ont bien été modifiés de façon non naturelle. Six de ces techniques sont actuellement examinées par la commission européenne pour savoir si elles aboutissent à des OGM ou non. C’est donc une affaire à suivre de très près… d’autant plus que  certaines sont à la portée d’étudiants de première année (notamment la méthode  Crispr/Cas9).

Nous avons fini cette soirée en discutant autour d’un verre de jus de pomme à grignoter des cerises, le tout « garanti sans OGM » …

Merci à Arnaud Apotheker pour nous avoir présenté cette belle initiative citoyenne et à  Jean-Luc Juthier pour nous avoir informé encore un peu plus sur les dessous de notre alimentation ! Nous avons ainsi clôturé ce cycle de causeries et nous retrouverons dès la rentrée ! 

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Publié le 11/07/2016 ~ 15:11  Haut

Samedi 28 mai 2016 Animations libellules et autres insectes à Chorée.

Ce samedi 28 mai, le Colibri organisait une sortie insectes : le but du jeu était de « capturer » pour quelques instants des insectes et de tenter de les identifier, en essayant d’aller jusqu’au niveau de l’espèce. Chose qui n’est pas facile, car il existe de nombreuses espèces d’insectes : 1.3 millions ont été identifiées à ce jour. Les insectes constitueraient la plus grande part de la biodiversité animale !

C’est donc sous un soleil radieux que quelques colibris se sont retrouvés sur le site de Chorée, munis de chapeaux, loupes, boites loupes, filets à papillon et guides pour partir à la rencontre du monde des petites bêtes avec pleins de pattes …

En longeant les vergers, nous avons d’abord rencontré certains ennemis des cultures de pommiers, identifiés par Jean-Luc : des larves d’anthonomes du pommier dans les bourgeons en fleurs, ainsi que des pucerons cendrés sur les feuilles.

Puis nous nous sommes dirigés vers la mare de l’autre côté de la rivière afin d’aller observer les libellules. Il s’y promenait de nombreuses demoiselles, des petites libellules reconnaissables à leurs ailes repliées au dessus de leur corps lorsqu’elles sont au repos. Gaëlle nous a alors parlé de leur mode de vie, pourquoi elles vivaient près de l’eau et nous a montré des exuvies (enveloppes restantes des mues de libellules que l’on peut retrouver au bord de l’eau).

Nous avons à nouveau traversé la rivière pour continuer notre chemin le long des vergers. Au passage nous avons pu voir de nombreuses abeilles qui faisaient des allers-retours autour de ruches.

Là, tandis que les plus jeunes goûtaient, nous sommes partis à la « chasse » aux insectes, boites-loupes en main. Guillaume nous a expliqué les caractéristiques de différentes espèces : les coléoptères ont deux paires d’ailes dont celle du dessus est complètement durcies (élytres) tandis que  les Hétéroptères ont leurs ailes du dessus partiellement durcies ; les diptères regroupent divers types de mouches et les hyménoptères plutôt les abeilles, guêpes et fourmis. Nous avons observé une mouche scorpion, une punaise arlequin, ainsi que divers coléoptères, diptères et hémiptères.

Le vent s’étant calmé, nous avons alors sorti les filets à papillon et tenté d’en attraper ! Et nous voilà en train de fouetter l’air à la poursuite de quelques lépidoptères !

Une fois attrapé un, il s’agissait de tenter de l’identifier parmi les milliers d’espèces existantes en France. Pour commencer Guillaume nous a appris comment différencier un papillon de jour d’un papillon de nuit : les antennes s’élargissent au bout pour le premier (antenne dites en massue), tandis qu’elles sont fines et longues pour les seconds.  Puis toute une série de questions nous permettait de connaitre le nom du spécimen…  C’est ainsi que nous avons observé: un petit nacré (un papillon de jour facilement reconnaissable grâce à des petites taches de nacre sur ses ailes), une piéride et un azuré ( ?)…

Malgré tout, il nous faudra encore quelques séances de ce type pour  arriver à différencier tous ces insectes. A refaire donc ! Et merci Guillaume et Gaëlle pour avoir partagé vos connaissances !

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Publié le 13/06/2016 ~ 09:11  Haut

Samedi 21 mai 2016  Le Colibri fête la nature au Collet de Doizieux.        

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C’est dans une ambiance familiale que le Colibri a participé à la Fête de la Nature organisée par Sambala et Baobab, association de grimpe d’arbre.

Notre stand présentait en toute simplicité des nichoirs, mangeoires et hôtels à insectes et il était possible d’échanger sur notre belle nature  avec Jean-François autour d’un jus de pommes pressé par le Colibri lors d’une précédente animation…

Le Colibri a également proposé une balade d’une heure trente pour découvrir cette belle forêt, commentée par Lionel Staub (de l’association A.R.B.R.E.S.).  Ainsi les participants ont pu entre autre, observer le phénomène de timidité des arbres évoqué par Francis Hallé lors de sa conférence, admirer des hêtres aux troncs multiples qui se rejoignaient et fusionnaient, découvrir  comment connaitre l’âge d’un résineux sans le couper (en comptant ses branches), apprendre comment se formait un chirat, spécificité de notre cher Pilat...

De leur côté, Thierry et Nicolas se sont lancés à la construction d’un affût pour observer la faune sauvage, quand il y aura moins de monde bien entendu !

Sur le site du Collet de Doizieux, Sambala et  Baobab  avaient monté différentes structures tout au long de cette semaine de la Fête de la Nature, avec divers publics (personnes handicapées, enfants). Les participants ont pu déambuler parmi des œuvres de Land Art, des sculptures en métal, s’essayer à la grimpe d’arbres, faire une sieste sur des hamacs suspendus, tenir en équilibre sur des slacks (lanières de chantiers, tenues entre 2 arbres), apprécier des moments musicaux offerts par divers musiciens …

 Le tout s’est déroulé dans une ambiance printanière, le soleil filtrant à travers les feuilles des hêtres, des notes de musiques se mêlant au vent entre les arbres…

Voilà une belle façon d’honorer la nature !

Merci à Sambala et Boabab pour leur invitation à se joindre à eux pour ce beau moment !

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Clotilde

Publié le 22/05/2016 ~ 20:52  Haut
La chasse 05/16  -  par JacquelineEtThierry

Vendredi 13 mai 2016 à Maclas  Le saumon d'Allier

La chasse

par Gilles CHAVAS

Technicien à la Fédération Départementale des chasseurs de la Loire

Votre QUIZZ

Vendredi 13 mai 2016, une trentaine de personnes ont participé à la causerie de Gilles CHAVAS, technicien à la Fédération Départementale des Chasseurs de la Loire.

Chasse et protection de la nature ne sont pas à priori des activités compatibles, pour Colibri il était cependant important de faire connaître l'organisation de la chasse, ce que Gilles CHAVAS a accepté de faire, en répondant en particulier aux nombreuses questions que les participants se posaient.

La chasse : activité réglementée

La chasse est une activité très réglementée par des textes nationaux, qui figurent dans le code de l'environnement, mais aussi par des arrêtés départementaux.

Au niveau local les chasseurs doivent adhérer à une société de chasse et ne peuvent chasser que sur un territoire défini. Ils doivent détenir un permis de chasser qui est délivré suite à une formation théorique et pratique. Ce permis est acquis pour la vie, mais doit être validé chaque année auprès de la Fédération des Chasseurs. Les chasseurs doivent également acheter chaque année une carte d'adhésion à une société de chasse.

Chaque commune a un territoire de chasse dans lequel est incluse une réserve de chasse, périmètre où l'on ne peut pas chasser.

Il existe aussi des A.C.C.A. (Associations Communales de Chasse Agréées) qui dépendent des préfectures, et doivent respecter un certain nombre de règles, en particulier mettre en réserve 10% du territoire concerné. Toutes les  A.C.C.A. ont la même réglementation et relèvent du droit public, alors que les chasses communales relèvent du droit privé et établissent leur propre règlement.

En pratique, les propriétaires louent leurs terrains à la société de chasse sur la base de baux qui peuvent être rémunérés, mais dans le Pilat les baux sont presque tous conclus à titre gratuit. Cette location n'est bien sûr pas obligatoire et les propriétaires peuvent retirer leurs terrains du territoire de chasse. Il leur revient alors de signaler cette zone d'interdiction de chasse.

La police de la chasse et de l'environnement est assurée par l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ancien gardes-chasse).

Les différents types de gibier et leurs habitats :

La Fédération des chasseurs se préoccupe des espèces mais aussi de leur habitat.

¡ Le petit gibier (perdrix, lièvre, lapin) : c'est le lièvre qui est l'espèce emblématique de ce type de gibier. Beaucoup d'attention est apportée à cette espèce. Un plan de gestion a été mis en place à l'échelle du département de la Loire. Il fait l'objet d'actualisations régulières. Chaque société de chasse dispose annuellement.de 20 bracelets pour les lièvres.

Sur le secteur du Pélussinois l'unité de gestion correspond aux 14 communes de l'ancien canton de Pélussin.

On trouve le lièvre dans tous les types d'habitats, mais ils préfèrent les milieux ouverts, cultivés et en particulier les zones céréalières qui constituent des lieux de refuge et de nourriture. Maclas-Bessey est un secteur favorable aux lièvres.

Le territoire d'un lièvre va de 10-20 ha jusqu'à 300ha.

Le lapin de garenne est de moins en moins présent. Il a été décimé par des maladies virales. C'est une espèce difficile à réintroduire. Une opération de réintroduction de 150 lapins est en cours dans le pays du Gier.

¡ Le grand gibier (cerfs, chevreuils, sangliers) :

- Le sanglier : c'est une espèce qui pose beaucoup de problèmes aux agriculteurs. Les sangliers font beaucoup de dégâts dans les champs de maïs car ils aiment beaucoup cette céréale, mais ils se nourrissent aussi de vers de terre, surtout au printemps, ce qui explique les dégâts dans les prairies naturelles. La nourriture des sangliers est, dans l'ordre de préférence, : les glands, les faines et les châtaignes.

La chasse aux sangliers est effectuée en battues, ce qui nécessite une bonne organisation collective pour assurer la sécurité.

Dans la Loire 3000 sangliers sont tués chaque année, alors que dans l'Ardèche 20 000 le sont.

La Fédération de chasse participe financièrement aux réparations des dégâts du gibier

- Le cerf :la Loire et le Rhône sont les seuls départements où le cerf n'est pas présent. Des projets de réintroduction n'ont pas abouti, en raison de l'opposition des agriculteurs et des forestiers.

De nombreuses questions ont été posées

  • sur la dangerosité de la chasse : 20 accidents mortels par an en France. Ce chiffre est en diminution de moitié depuis 10 ans, grâce à la formation des chasseurs à la sécurité, à la découverte de la chasse par les jeunes à partir de 15 ans, en accompagnant un chasseur. La Fédération organise également chaque année des « dimanche à la chasse » pour découvrir cette activité.
  • sur la chasse aux nuisibles ( le renard est le concurrent du chasseur, lequel était souvent un agriculteur pour qui aussi le renard est un nuisible)
  • sur les différents types de chasse (chasse à l'arc, chasse à courre,...)
  • sur la plantation de haies par les chasseurs (20 000 km de haies plantés chaque année) afin de redonner des habitats au gibier
  • sur l'influence des pesticides sur la reproduction de certaines espèces (un suivi a été fait sur l'influence néfaste des pesticides sur les œufs de perdrix, non fécondés ou non éclos).

Les participants ont apprécié ce moment d'échanges, Colibri remercie Gilles CHAVAS des nombreuses explications qu'il a apportées.

Jacqueline

Merci à Gilles de nous avoir fait partager sa passion pour la chasse pendant sa conférence qui a réuni chasseurs et amis de Colibri à la salle des fêtes de Maclas.

Dans son introduction, Gilles a d’abord précisé que les instances de la chasse se concentraient aujourd’hui prioritairement sur les habitats du gibier plutôt que sur gibier lui-même comme elles le faisaient auparavant. « Car on s’est aperçu qu’il était vain de réguler, préserver et accroître une espèce sans favoriser d’abord son habitat. »

C’est donc à ce niveau d’habitat que les chasseurs, les protecteurs de la nature et toutes les parties prenantes (agriculteurs, randonneurs,...) font bien partie d’une même chaîne pour agir à la source en préservant l’environnement à sa façon.

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Pour finir, Gilles CHAVAS a incité tout le monde à visiter un jour la Réserve de Biterne près de la Maison des Etangs du Forez (sortie Feurs) pour aller y admirer la faune sauvage en toute liberté. Et nous avons noté la bonne adresse :

www.maisondesetangsduforez.com

Merci encore à toi, Gilles, qui a su nous captiver pendant 3 heures et même sans vidéo !

La prochaine fois, nous la passerons ensemble sur le terrain. Nous préparons déjà nos gilets jaune fluo.

Au delà des considérations techniques et organisationnelles sur les Sociétés de Chasse (réglementation privée) et ACCA (réglementation publique), Gilles a su nous présenter les différentes fonctions de ces organismes, leurs méthodes, et leurs résultats sur le terrain :

- formation des chasseurs et amélioration de la sécurité

- établissement de Plans de gestion

- entretien des habitats et plantage de 20 000km de haies

- relations avec les propriétaires et établissement de réserves

- comptage des populations et régulation des gibiers

- réparation financière des dégâts dus au gibier

-...

Nous avons particulièrement apprécié le dynamisme de notre assemblée à travers de nombreux témoignages vécus, des anecdotes parfois croustillantes, de nombreuses questions d’amoureux de la nature, à qui nos chasseurs ont apporté des réponses pleines de bon sens. Enfin nous avons ri à de nombreuses blagues dont celles, inénarrables, de notre facétieux président Jean-François. Et nous nous sommes promis, avant de nous quitter, d’organiser une partie de chasse mixte  « Société de chasse de Maclas – CPN Colibri » en constituant des binômes. (Projet à suivre)

 

Thierry

Publié le 22/05/2016 ~ 15:13  Haut

Samedi 9 avril 2016  Sortie rivière sur les bords de la Cance.           Votre QUIZZ

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En cette belle journée printanière nous arrivâmes au bord de la Cance, en traversant un pond de pierre au forme d'anse de panier.

Le surplomb nous laissa admirer quelques truites nymphants sur un fond de sable dans des veines de courants bleutées, où l'alimentation est abondante en Trichoptère et Diptère, ainsi que les ruines de l'ancienne piscine municipale d'Annonay, où les échelles rouillées nous laissent imaginer une activité aquatique.

Quelques techniques de base furent données sur la pêche à la mouche, pour mieux comprendre cette pêche naturelle et sportive ainsi que le monde halieutique qui l'entoure. Une soie naturelle, des leurres artificiels confectionnés avec des plumes de coqs, des poils de lapins, des CDC (cul de canard) etc...

La compagnie de curieux s'adonna à la découverte des fonds sableux et caillouteux pour découvrir des porte bois, des Ecdyonurus Venosus et de futures Ephemera danica.

Les Alevins de truitelles, goujons , vairons au pied des rocheuses granitiques sur une végétation abondante, nous transportèrent petits et grands dans un espace où la nature est féerique.

Après quelques heures de marche et plein de découvertes le long de la rivière, l'heure de rentrer nous rapprocha autour d'un jus de pomme maison qui fut le bienvenu. Non sans avoir auparavant débarrassé les rives de la Cance de quelques 20 kg de détritus. Merci Yanick d’avoir pensé aux sacs poubelle !

Et Gloup ,Gloup,

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Publié le 25/04/2016 ~ 09:26  Haut