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Vendredi 02 juin 2017  Le réchauffement climatique pour le Pilat par Christian DAVID.       

Changement climatique : le Pilat va-t-il ressembler aux Cévennes ?

            C’est pour répondre à cette question - et à beaucoup d’autres ! - que, vendredi 2 Juin 2017 à la salle des fêtes de Bessey. Christian DAVID, prévisionniste à Météo-France, a fait, devant une quarantaine de participants à l'une des conférences grand public organisée mensuellement par l’association "le Colibri", une présentation sur le thème du changement climatique dans le Pilat,

            Au niveau mondial, la fonte des glaciers depuis un siècle, et la tendance à la hausse des températures, comptent parmi les traits les plus visibles de ce changement climatique. La moyenne des températures sur de longues périodes a également augmenté dans le  Pilat, comme sur les régions proches (vallée du Rhône, vallée de la Loire, vallée du Gier, etc.) . Et, toujours dans le Pilat,  s’il n’ y a ,  bien sûr,  jamais eu de glacier depuis un siècle, en revanche,  il y a eu une tendance à la baisse de l’enneigement,  à cause d’une tendance à la hausse de la limite pluie-neige, alors que les cumuls de précipitations n’ont pas enregistré de tendance particulière (ni hausse, ni baisse).  Avec ces cumuls de précipitations en moyenne identiques à ceux d'il y a un siècle, le Pilat se trouve entre les précipitations devenues plus abondantes en Europe du Nord, et moins en Europe du Sud. Cependant, la hausse des températures estivales a favorisé une évaporation,  devenue en moyenne plus forte qu’avant,  d’où une propension à l’assèchement estival. Tous ces résultats ont été détaillés au public grâce à des graphiques, à partir de données de températures et précipitations dans notre région, et expertisées par Météo-France, selon les normes de l’Organisation Météorologique Mondiale.

            Et pour le climat à venir ? Météo-France  fournit des simulations informatisées, sur l’évolution du climat futur, que ce soit dans le monde, en France, ou dans notre région. Ces simulations, effectuées conjointement à celles du Centre National de Recherche Scientifique, sont présentées aux acteurs  du Groupe International d’Experts sur le Changement Climatique (le GIECC).  Le réchauffement sera plus intense au XXIème siècle, son ampleur dépendra du niveau futur de nos émissions de gaz à effet de serre, avec des étés en moyenne plus chauds que 2003 à la fin du XXIème siècle, si nous, êtres humains, continuons d’augmenter nos émissions dans le futur, comme nous venons de le faire depuis le début de l’ère industrielle.  En revanche, si nous réduisons suffisamment nos émissions, nous aurons des étés, en moyenne moins chauds à la fin du siècle, qu’en 2003. Le changement climatique futur déplacera vers le Nord de nombreuses espèces végétales, et aussi le risque de feux de forêt.  Ce dernier risque, cantonné  aujourd’hui essentiellement sur le Sud des départements de la Drôme et de l’Ardèche, devrait remonter vers le Nord...tout près du Pilat...Il faudra suivre de près le changement climatique futur, ses conséquences, et s’adapter, cette adaptation sera-t-elle facile ou difficile ? Tout dépendra de nos émissions futures de gaz à effet de serre…

* Pour en savoir plus : sur le web :

http://www.ipcc.ch/  (GIEC, basé à Genève)

www.umr-cnrm.fr  (Centre National de Recherches Météorologiques)

www.drias-climat.fr   (projections régionales sur la France)

www.meteofrance.com   (avec rubrique sur le changement climatique)

Publié le 16/06/2017 ~ 22:29  Haut

Vendredi 05 mai 2017  L'habitat participatif et la construction en coopérative. Principe et expérimentation par Catherine LAVALLEZ.       

Une quarantaine de personnes ont découvert les principes de l'habitat participatif et de la construction en coopérative à partir d'une expérience genevoise : l'immeuble "Soubeyran 7".

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Catherine LAVALLEZ a présenté les principes fondateurs et le déroulement des différentes phases de la construction, par la  Coopérative "Equilibre", à Genève, de ce bâtiment de 38 logements abritant environ 130 personnes sur 5 niveaux.

Bâtiment pour lequel Catherine a été impliquée dès les premières réflexions et qu'elle habite depuis mars 2017.

  • Déroulement sur 8 années, en 4 phases → voir le diaporama pour une présentation détaillée.

    - de 2009 à 2012 : réflexions sur l'évolution de la coopérative et recherche d'un terrain

    - 2012 – 2013 : choix structurels : créer le groupe des futurs "potentiels" habitants et définir les règles de son fonctionnement, choisir les architectes, définir les lignes directrices du projet architectural : une construction écologique, un lieu de solidarités entre habitants

    - de 2014 à 1016 : réalisation : attribution des logements, chantier participatif de construction de l'immeuble.

     - depuis le 24 décembre 2016 (emménagement) : "navigation"  : intégration des nouveaux entrants, organisation générale (réunions, économat), gestion des communs (chambres d'amis, salle commune, bibliothèque, buanderie, toiture jardin, atelier...), installation sanitaire, auto partage, auto-consommation électrique...

  • Les points forts qui ont retenu particulièrement l'attention du public de la conférence, car ils caractérisent fortement le projet et lui donnent son originalité :

    — Qu'est-ce qu'une coopérative d'habitation ? forte implication des coopérateurs à toutes les phases. Les principes de fonctionnement de ces coopératives :

    - Une société sans but lucratif ;

    - Le capital de la société est constitué de parts sociales : lors de la construction, les futurs habitants doivent acheter en parts sociales les 5 à 10 % de fonds propres nécessaires à la coopérative pour qu'elle puisse obtenir les prêts bancaires. Dans le cas de l'immeuble "Soubeyran 7", cela représentait une somme d'environ 5000 Francs suisses par pièce;

    - La coopérative est propriétaire et les coopérateurs sont locataires ;

    - Les loyers sont généralement inférieurs à la moyenne du marché de Genève.

    Dans le canton de Genève il existe une soixantaine de coopératives d'habitation.

    — Une politique publique volontariste : une telle opération n'aurait pu voir le jour sans l'existence d'une forte volonté politique du canton et de la ville de Genève qui cherche à densifier son centre ville. Pour cela, elle accepte de louer, par des baux avantageux de 100 ans, à des coopératives d'habitat, des terrains pour qu'elles y construisent des immeubles collectifs d’habitation.

    — Un projet écologique et solidaire, délibéré collectivement :

    Les futurs habitants de l'immeuble ont délibérément opté, dès le départ, pour une construction écologique : recyclage des eaux usées, recours aux énergies renouvelables, un seul ascenseur....

    — Un lieu de vie où peuvent se développer les solidarités entre les habitants 

    Arbitrages collectifs entre les grands investissements. Disposition des pièces et des appartements Au sein de l'immeuble, plusieurs locaux sont d'usage commun : salle de réunion, buanderie, toit-jardin, atelier, ….

    — Un chantier participatif 

  • accompagnement externe
  • participation de 2 x 3 semaines et 2 x 3 jours supplémentaires par appartement
  • un apprentissage au fil des sessions

    — De nouvelles ambitions pour l'avenir :

                - apprendre à vivre ensemble

                - la coopérative "Equilibre" s'apprête à construire de nouveaux immeubles

                - développer les collaborations entre coopératives sur de multiples plans (mobilité, approvisionnements, gestion des déchets...)

et à consulter son rapport via Habitat coopératif

Publié le 25/05/2017 ~ 17:57  Haut

Vendredi 12 mai 2017  Documentaire + débat "L'univers au fil de l'eau, du ciel à l'océan" par Hubert Reeves à Véranne, précédé d'une journée d'intervention dans les écoles de Maclas et Pélussin avec Benoit Reeves.       

Ce qu'en dit la presse locale à Véranne.

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Ce qu'en dit la presse locale à Maclas.

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Publié le 15/05/2017 ~ 11:22  Haut
Gîte à hirondelles. 04/17  -  par Maurice

Vendredi 14 avril 2017  Installation par le CPN le Colibri du deuxième gîte à hirondelles.       

La devise du colibri est que chaque goutte d'eau compte pour éteindre l'incendie de la forêt... Il en aura fallut des goutes et surtout de la patience pour mener jusqu'au bout ce projet qui nous aura mobilisé plus de 2 ans entre l'envie et la réalisation... Espérons que l'hirondelle réponde présente le plus rapidement possible pour que notre joie soit à son comble... pour résumer ce sera

5 sponsors: Nature et découverte, CNR, la communauté de commune avec sa base de loisir, L'entreprise Montagnier, l'entreprise Sauvignet Dumas. qui ont participé d'une façon ou d'une autre au financement de ce projet.

Nature et découverte aura permit de récolter plus de 25000 micro dons de la part de ses clients avec la campagne de l'arrondi sur 9 mois dans laquelle CPN le Colibri c'est investi à 100% par des cessions d'explication aux clients de la problématique hirondelles..

La construction a été confiée à la société Biosymbiose qui est actuellement la seule structure en France à maîtriser complètement l'habitat de l'hirondelle avec plus de 80% de succès grâce à son système électronique de repasse.

Pendant ces 2ans c'est aussi l'intervention principalement de deux bénévoles (Eliane et Jean) qui auront assuré le nettoyage des dégâts causés par une colonie présente au bord de la D1086 sur une seule maison. Nous espérons que cette colonie investisse cette nouvelle demeure rapidement.

Il nous reste plus qu'à attendre que la nature réponde présente par l'installation des premières hirondelles de fenêtre. Nous vous invitons à venir voir le résultat sur la base de loisir à St Pierre de Boeuf au niveau de la passerelle métallique nord.  Bonne promenade.

                                                              Un petit clic sur l'article de presse pour mieux lire

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Publié le 18/04/2017 ~ 23:07  Haut
La maladie de Lyme 04/17  -  par Clotilde

Vendredi 7 avril à Pélussin  La Maladie de Lyme (origine, symptômes, diagnostic, effets, traitement, prévention) par le Dr PERRONNE Spécialiste de la maladie de Lyme, chef du département des maladies infectieuses à l´hôpital Raymond-Poincaré de Garches (92), président de la commission spécialisée Maladies transmissibles du Haut conseil de la sante publique (HCSP)..

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Le CPN le Colibri a été heureux d’accueillir ce vendredi le Dr Perronne. Chef de service des maladies infectieuses de l’Hôpital de Garches, il est spécialiste de la maladie de Lyme et milite depuis des années pour améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients.

La maladie de Lyme est dite rare et pourtant elle est bien plus fréquente qu’on ne le dit. Preuve en est ce soir-là les 400 personnes présentes et leurs nombreux témoignages. Dans la salle, des malades et leur entourage, des médecins, des vétérinaires, des pharmaciens…

Cette maladie est due à une bactérie, la Borrelia qui est transmise à l’homme par une tique. Facile à repérer lorsqu‘elle est grosse et pique devant le corps, elle l’est beaucoup moins lorsque c’est une petite tique, voire une larve ou une nymphe et qu’elle pique à l’arrière du corps. La morsure ayant contaminé peut donc passer inaperçue.

Le premier symptôme caractéristique est une rougeur qui s’étend généralement autour du point de piqûre (un érythème migrant). Plus ou moins grosse, elle n’apparait qu’une fois sur deux. Ensuite, apparaissent divers troubles, entre quelques jours à quelques années après. Les symptômes sont alors des atteintes chroniques diverses et variées pouvant toucher tous les systèmes du corps (cutané, neurologique, ophtalmologique, psychiatrique, articulaire, musculaire, osseux, cardiaque, etc…), une fatigue chronique avec des douleurs et des syndromes auto-immuns. Tous ces symptômes, hormis l’érythème migrant et le syndrome de Pick Herxheimer, ne sont pas spécifiques à cette maladie. Ceci entraine donc de nombreuses erreurs de diagnostic et une errance parfois longue des patients…

Une des problématiques de cette maladie réside en cette difficulté de reconnaissance et donc de la prise en charge des patients et de leur traitement. Actuellement, les recommandations officielles préconisent de faire un test de diagnostic (l’Elisa et s’il est positif un Western Blot) et ensuite un traitement antibiotique de 2 semaines.

Or, non seulement la plupart des médecins ne sont pas formés sur cette maladie et ne pensent pas forcément à la rechercher, mais également les tests de diagnostic ne sont pas suffisamment fiables. Le plus fiable actuellement serait un test … vétérinaire ! De nombreux patients sont donc renvoyés chez eux faute d’avoir eu un test positif ou encore envoyés dans un autre service (phlébologie, neurologie, voire psychiatrie…) Ceux qui sont diagnostiqués ont souvent dû insister ou rencontrer un médecin averti.

En réalité, il conviendrait de faire un test de diagnostic et quelque soit son résultat, de suivre un traitement anti-infectieux d’épreuve : si le patient réagit, c’est que le patient est infecté. Il est normal, insiste le Dr Perronne, de passer par une aggravation, c’est un bon signe, le signe que le traitement fait effet. Le traitement, par antibiotique au démarrage, est à poursuivre en cas de maladie au long cours, par un traitement plus naturel, qui fonctionne très bien également (il en existe plusieurs). Car la maladie de Lyme peut être chronique et nécessite alors un traitement bien plus long que celui préconisé.

Est-ce à dire que l’on doit arrêter les balades en pleine nature ? Comment prévenir ?

Le Dr Perronne explique les bons réflexes à avoir. Tout d’abord, se protéger par des vêtements, des chapeaux et rester autant que possible sur les sentiers. Utiliser des répulsifs. Au retour d’une exposition éventuelle, s’inspecter systématiquement tout le corps. Si une tique a piqué, l’enlever aussitôt avec un tire-tique en tournant pour bien l’enlever entièrement. Puis désinfecter. En cas de suspicion de maladie de Lyme, ne pas hésiter à prendre contact avec une association qui pourra donner de l’information et conseiller un médecin.

Il existe depuis peu, une Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques dont fait partie le Dr Perronne, ainsi que certaines associations de malades. Cette fédération a pour objectif de faire avancer les choses. Car il y un besoin de recherches médicales fiables sur les tests de diagnostics, les traitements…, également un besoin de faire évoluer les préconisations officielles, d’informer et de former…

Merci au Dr Perronne d’avoir accepté l'invitation de l'association CPN Le Colibri. Ce fut une soirée riche en émotions et en informations qui s’inscrit aussi dans une meilleure connaissance de la nature pour mieux la protéger et nous protéger !

Merci à Gilbert pour sa présence et le partage de ses connaissances qu’il a bien voulu nous offrir, en toute simplicité…
 

Publié le 15/04/2017 ~ 10:26  Haut