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Vendredi 23 février 2018 Causerie à St Appolinard sur le thème "Comment et jusqu'où se soigner par les plantes dans le Pilat ? par Françoise PHILIDET, herbaliste diplomée de l'ELPM de Lyon.   

2018_02_23_Plantes_medicinalesJPG.JPG 

C’est une salle comble qui est venue écouter avec intérêt Françoise Philidet nous parler des plantes et de comment se soigner avec elles. Certains la connaissaient déjà pour avoir participé à un de ces stages. Elle était présente avec nous ce jour pour transmettre son savoir considérant  que les plantes font partie du patrimoine.

Françoise commence par nous d’une étude récente qui montre que 65% des français pensent que se soigner avec les plantes sert à quelque chose, bien que ce ne soit environ que 40% qui les utiliseraient réellement. Elle nous rappelle également le contexte en France où les conseils et la médecine par les plantes sont interdits d’où l’intitulé d’ « herbaliste » qui fleurit à ce jour.

Les plantes sont principalement utilisées en prévention pour ne pas être malade (cures de saisons, hygiène de vie…). Les plantes seront donc utilisées dans les soins du quotidien et les problèmes simples (rhume, insomnie, problèmes digestifs…). Pour les problèmes plus graves elles seront  utilisées en médecine complémentaire. Ce qui différencie la médecine allopathique de la médecine par les plantes est que dans le premier cas, une seule molécule de plante est utilisée tandis que c’est la plante entière (avec sa centaine de constituants) qui est utilisée dans le second cas. Or les plantes dans leur entier n’ont que très peu d’effets secondaires et de contre-indications, certaines molécules compensant les effets secondaires d’autres molécules.

Sous quelle forme les utiliser ? Le plus simple est de les prendre en tisane, mais il est possible également de préparer des huiles, des baumes, des alcoolatures... Les bourgeons, les fleurs de Bach, les Huiles Essentielles sont aussi une autre façon d’utiliser leurs nombreuses propriétés. La médecine par les plantes a donc l’avantage non seulement de nous rendre autonome (en les cueillant, les séchant et les préparant nous-mêmes) et est également plus économique.

Françoise nous a présenté ensuite, brièvement, pas moins d’une cinquantaine de plantes que l’on peut trouver communément dans le Pilat ou dans  notre jardin et avec lesquelles l’on peut se soigner facilement des affections courantes, telles que les maux d’hiver, le drainage du rein, du foie, le soin des yeux, de la peau, les problèmes circulatoires, de sommeil, les blessures, les piqures… Et elle aurait pu en parler pendant longtemps encore !

A la suite de la causerie, le CPN le Colibri a offert un verre de jus de pomme (cuvée 2015 de Colibri, si, si, il en reste encore !). Les 87 personnes présentes sont reparties enthousiastes et satisfaites avec des recettes et autres conseils…

Merci à Françoise pour ce partage des savoirs ancestraux et pour nous avoir redonné confiance en notre capacité de nous soigner par nous-mêmes, naturellement, avec ce que nous offre simplement la nature tous les jours…

Vous retrouverez tout l’agenda de Françoise Philidet (conférences, formations et sorties) sur le site de son association savoyarde Calenduline à www.calenduline.org

Publié le 04/03/2018 ~ 14:25  Haut

Jeudi 1er février 2018 Soirée de Ciné-débat autour du reportage "Le Rhône, renaissance d'un fleuve"animé par Hervé PIEGAY, géographe, Dir. de Recherche au CNRS de Lyon   

2018_02_01 Film Rhone.JPG Mise en place dans le cadre des Journées Mondiales pour les Zones Humides, ce ciné-débat fruit du partenariat entre le CPN Le Colibri, le CinéPilat et le CEN Conservatoire des Espaces Naturels de l’Isère–Antenne Platière fut un véritable succès.

Salle comble ce soir là pour, confortablement assis, assister à la projection d'un reportage dynamique, pédagogique et même poétique sur la réhabilitation du vieux Rhône entreprise depuis 10 ans entre St Pierre-de-Boeuf et Serrière/Peyraud.

Que dire de notre conférencier Hervé PIEGAY, expert en géomorphologie fluviale, ayant participé au tournage de ce film ? Hervé, à travers son discours et les réponses à nos questions, a su nous faire ressentir une certaine rigueur scientifique. Mais aussi une humilité devant un résultat qui ne s'acquière pas sur le court terme, une clairvoyance sur les enjeux économiques et sociaux, ainsi qu'une réelle indépendance vis à vis des multiples partis concernés par l'état et l'usage de notre fleuve. Merci Hervé !

Merci à l'assistance qui par ses multiples questions et interventions a permis d'expliciter les aspects techniques et de dissiper certains malentendus: projet en concertation avec les élus et citoyens, distinction entre voie navigable et vieux Rhône réhabilité, implication importante et déterminante de la CNR,...
Un merci en particulier à nos amis Georges Président de VAYRANA, Daniel Président des Amis du musée des Mariniers de Serrière, Samuel et Frédéri du CEN Isère-La Platière. Ils nous ont fait prendre conscience que l'eau fait bien partie de notre patrimoine naturel et historique à travers ses multiples usages successifs (meunerie, sciage, tan, foulon, huile, forge, moulinage, tissage, lacs et retenues,...) qui subsistent encore  à travers des bâtiments, des noms de lieux, des archives et des souvenirs d'enfance.

Sans parler enfin de toutes ces informations qui ferons que le Colibri regardera différemment le Rhône et ses aménagements à chaque fois qu'il redescendra du Pilat. (D'accord ! Je sais, c'est pas l'Himalaya non plus...)

Publié le 05/02/2018 ~ 08:41  Haut

Vendredi 5 janvier 2018 Que deviennent nos déchets dans le Pilat ? Ramassage - Tri - Recyclage - par Caroline Radet-Taligot.    

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Protéger la nature est un objectif du CPN Le Colibri. Et une façon de protéger notre Terre est bien entendu de produire le moins de déchets possible qui viendraient la polluer. Mais lorsque quand même nous en mettons dans nos poubelles, que deviennent-ils ?

Voilà la question à laquelle est venue répondre Caroline Radet-Taligot, responsable du Pôle Environnement à la Communauté de Communes du Pilat Rhodanien, accompagnée de Mr Gabriel Roudon, vice-président chargé de l’environnement au sein de la communauté de communes.

Après le visionnage d’un petit film sur le fonctionnement du centre de tri de Firminy dont nous dépendons, Mme Radet-Taligot a commencé par nous rappeler les consignes de tri effectives dans le Pilat et ses implications.  Par exemple il ne faut pas mettre de papier de taille inférieure à un format A5 car ils ne sont pas pris en charge par les machines…

Depuis la mise en place de la collecte sélective et de la redevance incitative, le tonnage par an d'ordures ménagères collectées a diminué de 39%, avec comme pendant, une hausse du tri sélectif et des déchets récoltés en déchetterie…

Après la collecte, les déchets sont soit réemployés (notamment les textiles, 1%), soit valorisés au niveau de la matière (refonte ou re-travail, 39%), soit valorisés organiquement (déchets verts, 13%), soit valorisé énergétiquement (incinération des ordures ménagères et récupération de chaleur, 21%). Enfin, le reste, soit 26%, est enfoui. Trier a donc une importance en matière d’emploi et d’environnement.

Enfin a été abordée la question du financement  du service de gestion des déchets, avec le choix qui a été fait depuis 2013 de passer à un fonctionnement par une Redevance d’Enlèvement des Ordures Ménagères (fixe 70%) avec une partie incitative (30%). Elle nous rappelle également l’obligation du service de gestion d’avoir un équilibre budgétaire entre les dépenses et les recettes (provenant de la revente des matières, du soutien des éco-organismes et de la redevance incitative).

Gabriel Roudon, élu en charge de l’environnement et de la gestion des déchets a également pu répondre aux questions des participants présents. S’en est suivi  un débat très riche où il a été question de la nécessité avant tout de produire moins de déchets (notion de 0 déchets), de la pollution de cette gestion des déchets, de l’entretien des bacs de tris, mais également de la place du citoyen et du politique face aux fabricants d’emballages…

Et Colibri dans tout cela ?

Maurice Declerck est venu présenter la part active réalisée par l’Association Le Colibri. Depuis quelques années déjà, Colibri a  mis en place un service de TTS Tri Très Sélectif notamment pour les capsules à café Tassimo, les outils d’écritures et les bouchons plastique en partenariat avec les écoles, les commerçants, et les mairies du Pilat. Si vous souhaitez vous aussi apporter votre petite goutte d’eau ou tout simplement en savoir plus, voici le lien : http://www.cpnlecolibri.fr/articles.php?lng=fr&pg=729&mnuid=529&tconfig=0

Merci à Caroline Radet-Taligot, Gabriel Roudon et Maurice declerck pour leurs interventions respectives et leur disponibilité pour répondre aux multiples questions des participants et participer ainsi au succès de cette soirée !

Pour faire suite à notre causerie et trouver des idées pour utiliser les déchets que nous n'aurions pas pu éviter de mettre dans notre poubelle, le Colibri vous propose de nous retrouver le samedi 20 janvier à partir de 14h à la Maison des Associations de Maclas afin de donner une seconde vie aux déchets de notre poubelle de tri.
Au menu, et selon les envies de chacun: fabrication d'une mangeoire pour oiseaux à partir de briques de jus de fruits ou de bouteilles en plastique, création de pots et autres objets en tressage de papiers publicitaires,...
Venez avec bouteilles, briques, conserves, prospectus.... et votre bonne humeur
Ce sera également l'occasion de partager vos idées pour éviter le remplissage de nos poubelles ou pourquoi pas les réduire à 0!

Et à très bientôt avec "Le Colibri" pour le bien de notre territoire du Pilat !

Publié le 16/01/2018 ~ 10:46  Haut

Samedi 9 décembre 2017  Balade en raquette ou grosse chaussure dans la forêt du Grand Bois à La Croix de Chaubouret sur les traces des animaux dans la neige.

C’est une troupe réduite mais déterminée qui s’est élancée ce samedi sur les traces des animaux de la forêt du Grand Bois à partir de la Croix de Chaubouret. Les illuminations du 8 décembre avaient sans doute la veille refroidi quelques ardeurs… Toujours est-il que la neige était bien là ! Fidèle au rendez-vous que nous lui avions fixé !

1217.gif             Chacun assuma son rôle, Richard à la photo, Mathilde à la recherche de traces, Thierry à l’itinéraire, notre président Jean-François à encourager la queue du peloton, et Clotilde à partager avec tous ses connaissances sur l’identification des traces d’animaux : empreintes dans la neige, restes de cônes d’épicéa rongés par les écureuils ou mulots, troncs d’arbres érodés,… Nous n’avons certes pas vu d’animaux (sans doute nous ont-ils vus les premiers ?) mais nous avons appris assez de choses à leur sujet pour nous inciter à revenir dans quelques semaines et compléter notre bestiaire provisoire: chevreuil, écureuil, lapin. Et nous n’aurons toujours pas à craindre les chasseurs car, comme nous l’a laissé entendre Richard :

« Le code de l’environnement interdit par principe la chasse en temps de neige, et ce dans un souci de protection du gibier rendu vulnérable par une plus grande facilité de capture. Il permet toutefois au préfet d’autoriser la chasse en temps de neige dans un certain nombre de cas. En France, la chasse en temps de neige est donc réglementée par l’article R. 424-2 du code de l’environnement.

         En tout cas, à la nuit tombante et à l’issue d’une boucle de 3 heures dans la neige, c’est autour d’un vin chaud ou d’un chocolat chaud que nous avons repris nos esprits ; Homo sapiens fourbus mais heureux de ne plus avoir à rejoindre… une grotte.    

Publié le 14/12/2017 ~ 17:51  Haut

Vendredi 1er décembre 2017 Loup et Pastoralisme en France; état des lieux 2017 par Félicien Bros, berger savoyard, naturaliste et accompagnateur en montagne.    

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Bien que l’exercice fût délicat, c’est haut la main que Félicien Bros s’en est sorti pour nous parler du loup dans le milieu du pastoralisme en nous racontant son vécu en tant que berger en Savoie ou encore lors de voyages naturalistes.

Après un rappel sur l’espèce (super-prédateur opportuniste ayant un rôle de régulation des populations, Félicien nous explique que c’est un concurrent naturel de l’espèce humaine plutôt que son prédateur et qu’il véhicule encore aujourd’hui une mauvaise réputation bien que les cas d’attaques sur l’homme sont très rares en France. Le loup nous ignorerait plutôt selon ceux qui l’ont croisé.

Presque totalement disparu au début du 20ème siècle, il est protégé depuis 1976 par différentes lois et a fait son retour en colonisant maintenant tout l’arc alpin et les Pyrénées orientales. Ils seraient actuellement 360 individus en France au printemps 2017, comparé à 3000 en Espagne et 1500 en Italie.

Or la présence du loup a des conséquences sur le pastoralisme, comme nous l’explique Félicien Bros.

Car le loup vient se nourrir des bêtes des troupeaux et il chasse aussi bien la nuit que le jour, profitant d’un moment d’inattention.  2841 attaques par le loup ont ainsi été constatées en 2016. Pour se protéger, les bergers doivent adapter leurs techniques de travail : parcs de nuit électrifiés, chiens patous, embauche d’un berger, mais également pétards, éclairages, ânes…  avec toutes les contraintes que cela engendre (évolution de la stratégie du loup, nuisance à certains milieux, grosse logistique en zone non accessible, gestion comportementale des patous…). Des mesures de prélèvement peuvent être prises qui sont très réglementées (40 loups en 2017) et effectuées par des chasseurs formés spécialement. En contrepartie de ces mesures de protection, l’Etat indemnise les pertes dues aux attaques (450 euros/bête pour 2 Meuros en 2016), uniquement dues au loup et constatées par agent assermenté car il existe d’autres espèces prédatrices.

La présence du loup dans les zones pâturées a donc de nombreuses conséquences. Tout d’abord, pour le berger, elle nécessite une présence sans relais, une organisation lourde (parcs de nuits, patous)  mais aussi des nuits agitées. Pour l’éleveur, c’est une usure psychologique à distance, une perte financière et la destruction parfois d’un long travail de sélection. Les milieux ne sont pas épargnés, puisque certaines zones pastorales sont ainsi abandonnées avec les conséquences que cela peut entrainer…

Suite à cette présentation, les participants (une trentaine) ont pu poser leur question et causer en toute simplicité de cette bête si crainte encore de nos jours….

Abandonner le pastoralisme ne serait-ce pas augmenter la concentration d’un élevage en plaine, élevage, la plupart du temps intensif ? (pollution, qualité de viande, bien-être animal,…)

Les chiffres officiels (attaques, pertes, coûts,…) ainsi que les plans d’action et protocoles sont disponibles sur le site de la DREAL Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement :  accéder aux infos

Merci à Félicien pour sa venue, son témoignage et les échanges chaleureux qui ont suivi !

Et à très bientôt avec "Le Colibri" pour une nouvelle soirée enrichissante dans notre Pilat !

Publié le 04/12/2017 ~ 08:38  Haut